Samedi, une journée marquée par la participation et les messages de la présidente de la COP21, Ségolène Royal

©IISD
©IISD

22 Mai Samedi, une journée marquée par la participation et les messages de la présidente de la COP21, Ségolène Royal

Conformément à son rôle de présidente, Ségolène Royal a tenu à se rendre à Bonn à l’issue de la première semaine des travaux afin d’assurer un rôle de facilitateur auprès des 196 pays représentés et faciliter ainsi l’adoption de décisions.

Après un premier entretien de bilan avec l’équipe du secrétariat de la Convention Climat et  les présidents des trois groupes de travail,  la présidente de la COP21 a consulté les principales coalitions de pays. Ces échanges ont porté sur l’avancée des travaux et les sujets prioritaires politiques à traiter pour chaque grande coalition. Ségolène Royal a également rencontré la société civile.

Une réunion plénière de bilan d’avancement des négociations présidée par Ségolène Royal a permis à chacun de rendre compte de son analyse sur l’avancée de travaux. Elle a appelé à l’élaboration d’un tableau de bord des progrès effectués sur chacun des sujets, destiné à les rendre lisibles par tous. Cette même feuille devra aussi préciser les raisons pour lesquelles des progrès sont éventuellement plus lents et permettre ainsi d’élaborer une méthodologie pour faire avancer les travaux de manière cohérente. Cet outil permettra enfin  de nourrir le rôle de la société civile et son travail de relais auprès du grand public.

Décrivant la COP22 comme une « COP axée sur l’action», Hakima El Haite, représentante de la future présidence marocaine a fait savoir que sa Présidence tiendra compte des consultations informelles pour rassurer les pays sur la coordination permanente et le travail équilibré des différents groupes de négociation.

Autre moment fort de cette journée : l’adoption de l’organisation des travaux du groupe spécial sur l’Accord de Paris (APA). Un groupe de contact unique travaillera donc sur les sujets 3 à 7 de l’ordre du jour de ce groupe (3 : contributions nationales et réduction des émissions de gaz à effet de serre ; 4 : contributions nationales et adaptation aux impacts des changements climatiques ; 5 : transparence et suivi des actions des pays ; 6 : bilan mondial de 2023 ; 7 : respect des engagements). Les articles 3, 4, 5 et 6 seront traités le mardi, et les 7 et 8 (8 : mise en œuvre et entrée en vigueur de l’Accord de Paris) seront traités le mercredi. Une note de réflexion pour la suite des négociations après Bonn sera produite à l’issue de ces travaux. En effet plusieurs pays souhaitent que des ateliers techniques aient lieu avant Marrakech.

On retiendra également sur le sujet des financements climat, le rappel du représentant du Fonds vert qu’il attendait de la part de tous les pays  des initiatives concrètes à financer : « Le Fonds vert  n’est pas là pour dicter une marche à suivre, chaque pays doit être moteur de ses propres projets ». Cette intervention est un message avant la sélection prochaine d’une seconde vague de projets en faveur des pays en développement à financer par les pays développés via ce Fonds.

Parallèlement aux négociations, deux ateliers techniques se sont tenus afin de favoriser les échanges et les expériences Le premier a  traité de la  valeur sociale et économique du carbone afin de souligner la prise en compte des bénéfices non carbone. Le second a traité de l’efficacité énergétique en milieu urbain.

La ratification samedi de l’Accord de Paris par le Guyana, soit le 17e pays à ratifier cet accord, a conforté l’avis partagé à Bonn que le « sens de la solidarité est bien gardé par tous les pays  depuis Lima et Paris».

Tags:
,