Pose de la première pierre du futur siège de l’Alliance solaire internationale

© AFP / STEPHANE DE SAKUTIN
© AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

25 Jan Pose de la première pierre du futur siège de l’Alliance solaire internationale

Pour le deuxième jour de la visite officielle de François Hollande en Inde, le président de la République française et le Premier ministre indien Narendra Modi ont posé la première pierre du futur siège de l’Alliance solaire internationale en banlieue de New Delhi, à Gurgaon, le 25 janvier.

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C’est quoi l’Alliance solaire internationale ?

Lors de sa visite en France en avril 2015, le Premier ministre indien Narendra Modi avait évoqué son souhait de constituer une alliance de pays désireux de coopérer dans le domaine de l’énergie solaire. Le projet est né d’un double constat : l’énergie solaire est la plus abondante des énergies renouvelables dans les pays du sud, avec en moyenne plus de 300 jours d’ensoleillement, mais les technologies et les financements y sont encore insuffisants. D’où la volonté du gouvernement indien de mettre en place une plateforme de financement et de collaboration technologique pour les pays développés disposant de ces technologies et les pays en voie de développement souhaitant développer leur potentiel dans ce secteur.

Le 19 mai 2015, le président de la République François Hollande a apporté le soutien de la France au projet. L’Alliance solaire internationale a officiellement été lancée le premier jour de la COP21, le 30 novembre 2015, par François Hollande et Narendra Modi, en présence du Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon et de plusieurs chefs d’État. Rappelant que malgré l’abondance d’énergie solaire dont ces pays bénéficient, une grande partie de leurs populations sont privées d’électricité, le Premier ministre indien a expliqué que l’objectif de l’alliance « est de faire du solaire une partie intégrante de notre vie et de l’amener dans les villages et les communautés qui ne sont pas connectés ». « Nous ne pourrons plus accepter ce paradoxe que les pays au plus fort potentiel en énergie solaire ne représente qu’une faible part de la production d’électricité solaire », a, de son côté, déclaré le président français.

L’Inde aimerait que l’Alliance prennent la forme d’une agence intergouvernementale – l’Agence internationale pour la promotion des technologies solaires et leurs applications – et mise sur un effet de masse pour faire baisser le prix du matériel solaire et attirer des investissements. Les investissements nécessaires pour la réalisation de ces projets ont été évalués à quelque 100 milliards de dollars par an, comme l’a rappelé le Premier ministre indien lors de la présentation du programme à la dernière réunion du G20 à Antalya, en Turquie, les 15 et 16 novembre 2015. Au total, 121 pays ont choisi d’intégrer l’Alliance.

Montrer la voie

L’Inde veut montrer la voie avec un objectif de 100 gigawatts de capacités solaires en 2022 contre 4 aujourd’hui. New Delhi a promis de réduire de 35% son intensité carbone d’ici 2030 et de générer 40% de son électricité à partir d’énergies renouvelables à cet horizon. De son côté, François Hollande a annoncé que l’Agence française pour le développement allait consacrer 300 millions d’euros sur cinq ans pour l’énergie solaire.

Les énergies renouvelables représentent l’un des moyens les plus évidents de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de limiter ainsi le réchauffement de la planète. Objectif principal de l’Accord de Paris.

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