Focus LPAA sur la résilience : signature du pacte de Paris

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02 Déc Focus LPAA sur la résilience : signature du pacte de Paris

La journée du Plan d’Action Lima-Paris s’est centrée sur la question de la résilience, c’est-à-dire, la capacité d’adaptation des populations, des écosystèmes et des économies aux changements climatiques. Les trois temps de ce Focus (Eau, Océan, prévention et réduction des risques) ont suscité un vif intérêt du public.

Dans la session « Eau », la ministre de l’Environnement Ségolène Royal et le ministre de l’Environnement du Pérou Manuel Pulgar-Vidal ont signé le « Pacte de Paris pour l’eau et l’adaptation dans les bassins versants », nouvelle initiative qui réunit plus de 305 organisations et 87 pays.

Pacte de Paris sur l’eau et l’adaptation
Renforcer l’adaptation dans les bassins fluviaux, les lacs et les aquifères
Menée par le Réseau international des organismes de bassin (INBO/RIOB), cette initiative est une déclaration de représentants de gouvernements, de donateurs nationaux et internationaux, d’organismes nationaux et transfrontaliers de bassins fluviaux, lacs et aquifères dans diverses parties du monde. Ils s’engagent à renforcer l’adaptation au changement climatique dans les bassins fluviaux, lacs et aquifères. Ils reconnaissent que les mesures d’adaptation doivent être entreprises sans délai au niveau des bassins fluviaux, des lacs et aquifères par le biais d’une gestion commune, participative, intégrée et durable des ressources en eau.

L’initiative est conçue pour que les pays mobilisent leurs propres organismes de bassin, de façon à renforcer leurs prévisions et leurs mesures d’adaptation. Cela inclura une grande mobilisation d’acteurs, de donateurs et de réseaux disposés à aider : il y a actuellement plus de 200 signataires (la France, l’UNESCO et OIEau, etc.). La mise en œuvre de projets fera l’objet de suivis avec des rapports sur les mesures entreprises parmi les réseaux existants, y compris l’initiative de l’OCDE sur la gouvernance de l’eau.

Mesures
1 – Renforcer le développement des capacités et la connaissance :

  • Établir des réseaux de suivi ainsi que des systèmes d’échange de données et d’information sur l’eau dans les bassins, à titre d’outil de soutien décisionnel pour les mesures d’adaptation;
  • Élaborer une interface sur les effets du changement climatique et l’eau entre les décideurs politiques et les organismes de recherche sur l’environnement et les sciences humaines.

2 – Adapter la planification de la gestion des bassins au changement climatique :

  • Évaluer les impacts du changement climatique et les vulnérabilités au niveau des bassins, et créer des stratégies d’adaptation de la gestion de l’eau au changement climatique;
  • Élaborer des plans de gestion et des programmes d’action pour mettre en œuvre des stratégies et mesures, et organiser des examens réguliers de rendement fondés sur des indicateurs de performance adéquats;
  • Développer une utilisation plus efficace et durable des ressources en eau en contrôlant mieux la demande et en accroissant la disponibilité de l’eau;
  • Améliorer les services des ecosystèmes relatifs à l’eau par la protection et la restauration des milieux humides, la reforestation et d’autres mesures naturelles de rétention d’eau, etc.

3 – Renforcer la gouvernance :

  • Construire les capacités institutionnelles des organismes de bassin par le biais de réseaux existants et de plate-formes (réseau mondial UNECE-RIOB de bassins-pilotes) et développer la formation professionnelle;
  • Soutenir les mécanismes pour l’implication des parties prenantes dans la gestion des bassins, pour renforcer la gouvernance participative et améliorer la cohérence des politiques d’adaptation du secteur de l’eau avec les politiques d’adaptation des domaines liés à l’eau (l’agriculture, l’énergie, etc.).

4 – Assurer un financement adéquat :

Établir des programmes d’investissement et des mécanismes durables de financement pour la mise en œuvre des plans d’action et des programmes.

Lors de cette session, le gouvernement indien a annoncé trois nouveaux programmes : de gestion durable des eaux souterraines, de nettoyage des grands bassins versants) et d’amélioration de l’accès à l’eau dans les zones rurales (22 milliards de dollars). Suez Environnement, CDP Water et le Global Compact des Nations Unies ont lancé la « Business Alliance for Water and Climate Change » qui rassemble 27 entreprises pour une meilleure gestion des ressources en eau.

La session « Océan » a été ouverte par Valérie Masson-Delmotte (GIEC). Elle a permis de présenter les engagements de réduction d’émissions du transport maritime international, ainsi que les programmes de conservation des zones côtières et maritimes mis en œuvre dans les zones vulnérables.

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