Ce qu’il faut retenir du dernier rendez-vous avant la COP21

Pré-COP

08 Nov Ce qu’il faut retenir du dernier rendez-vous avant la COP21

Une mobilisation importante des ministres étrangers

Plus de 60 ministres (la liste des ministres présents : ici) ont répondu à l’invitation de Laurent Fabius, futur président de la COP21, pour trois jours de travail. Objectif de ce dernier rendez-vous avant la Conférence sur le climat : explorer des compromis possibles, donner l’impulsion politique dans cette dernière ligne droite et préparer la reprise des négociations dès l’ouverture de la COP21.

Cette réunion s’inscrit dans la continuité des consultations ministérielles informelles organisées en juillet (en savoir plus) et en septembre (en savoir plus) par le ministre des Affaires étrangères et le ministre péruvien de l’Environnement et président de la COP20, Manuel Pulgar-Vidal.

Tous les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre ont été représentés : États-Unis, Canada, Australie, Union européenne, Chine, Inde, Afrique du Sud, Brésil, Indonésie, Russie, Arabie Saoudite et Qatar.

De nombreux pays particulièrement vulnérables au changement climatique comme le Bangladesh, les petits Etats insulaires en développement ou encore le Niger ont répondu à l’invitation. Au total, 70 pays sont représentés.

Avant l’ouverture de la pré-COP, les ministres ont eu le droit à une visite de chantier de la COP21 au Bourget (en savoir plus).

Voir le discours d’ouverture par Laurent Fabius le 8 novembre

Quatre thèmes au programme

Les ministres ont travaillé durant trois jours au sein de groupes avec, pour chacun des groupes, deux ministres qui ont joué le rôle de facilitateurs des échanges. Quatre thèmes ont été à l’ordre du jour : ambition de l’accord ; équité de l’accord ; financements après 2020 et avant 2020. Des thèmes sur lesquels un consensus politique est nécessaire pour obtenir un accord à Paris.

« Une étape importante franchie »

Pour commencer la conférence de presse de clôture de la pré-COP, mardi 10 novembre, Laurent Fabius a tenu à rappeler l’actualité pour souligner l’urgence d’agir : l’annonce par l’Organisation météorologique mondiale d’un niveau de concentration record des gaz à effet de serre dans l’atmosphère en 2014 ; et l’annonce par la Banque mondiale du risque pour 100 millions de personnes de basculer dans l’extrême pauvreté d’ici 2030 si des efforts de réduction des émissions de gaz à effets de serre et d’adaptation ne sont pas pris. « Face à la gravité de ces menaces, qui bouleversent les équilibres géopolitiques, économiques et sociaux, et mettent en péril les populations, nous avons une obligation de succès, a insisté le futur président de la COP21, en présence de Manuel Pulgar-Vidal et de Christiana Figueres. Nous avons franchi avec la pré-COP une étape importante avant Paris, mais nous restons plus que jamais mobilisés. »

La Secrétaire de la CCNUCC a, de son côté, souligné que cette pré-COP était la pré-COP « la plus importante organisée dans l’histoire des COP » et « la plus productive ».

Conclusions de la pré-COP

Télécharger l’aide-mémoire en PDF.

Nouvelles contributions nationales

Trois contributions nationales ont été publiées durant la pré-COP : celle de l’Arabie Saoudite (ici), du Soudan (ici) et de l’Egypte (ici). La contribution nationale de l’Arabie Saoudite, l’un des dix plus gros émetteurs de CO2, marque un engagement supplémentaire de tous les pays vers un accord à Paris. Au total, 158 pays ont présenté leur feuille de route de réduction des émissions de gaz à effet de serre (en savoir plus). 90 % des émissions mondiales de GES sont couvertes par ces contributions.

En savoir plus sur le texte qui sera négocié à Paris : ici.

En savoir plus sur la synthèse de la CCNUCC sur les contributions nationales : ici.

Télécharger le dossier de presse en PDF .

Tags: