C’est quoi le GIEC?

Dans la région du Cashmir en Inde. © Tauseef Mustafa/AFP
Dans la région du Cashmir en Inde. © Tauseef Mustafa/AFP

29 Oct C’est quoi le GIEC?

Génèse

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a été créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Cet organisme intergouvernemental est ouvert aux pays membres de ces deux institutions, soit 195 pays, qui disposent d’une voix chacun. Chaque pays dispose d’un point focal national. En France, cette mission est dévolue à l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC).

Fonctionnement

Le GIEC est une instance onusienne dont l’Assemblée générale se réunit chaque année pour prendre les grandes décisions. Toutes les décisions sont prises par les représentants des gouvernements, par consensus, en assemblée plénière.

La gestion est assurée par un bureau de 34 scientifiques élus par l’assemblée générale et représentatifs des différentes disciplines et régions du monde. Le bureau est renouvelé après la sortie de chaque nouveau rapport d’évaluation. L’élection du nouveau bureau s’est déroulée au cours de la 42e assemblée plénière du GIEC du 5 au 8 octobre 2015. Le nouveau président du GIEC se nomme Hoesung Lee.

Les 34 membres sont répartis au sein de 3 groupes thématiques :

– groupe 1 : sur le fonctionnement du climat et les variations climatiques passées ou à venir.

– groupe 2 : sur la vulnérabilité de la biosphère et de notre système socio-économique face aux risques du changement climatique

– groupe 3 : sur les scénarios d’émission de gaz à effet de serre et la manière de réduire nos émissions

Une équipe spéciale se charge des inventaires nationaux pour les émissions de gaz à effet de serre.

Le GIEC dispose d’un secrétariat à Genève (Suisse) hébergé par l’Organisation météorologique mondiale.

En savoir plus sur les membres du GIEC : ici.

Mission

L’une des principales activités du GIEC consiste à procéder, à intervalles réguliers, à une évaluation de l’état des connaissances sur les changements climatiques. Pour ce faire, il produit des « rapports d’évaluation » composés de plusieurs volumes sur les risques liés au réchauffement climatique d’origine humaine, sur la capacité d’adaptation de l’environnement et de nos sociétés et pour proposer des mesures d’action.

Le premier rapport du GIEC a été publié en 1990 et a servi de base pour l’élaboration de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) adoptée en 1992. Au total, cinq rapports ont été publiés, le dernier date de 2014.

Le GIEC publie également des rapports spéciaux sur des thèmes spécifiques et des documents techniques rassemblant les résultats de rapports précédents sur un sujet donné. Par exemple, le changement climatique et l’eau.

Rapport, mode d’emploi

Le GIEC ne produit aucune recherche scientifique lui-même. Il réunit près de 2 500 experts (climatologues, météorologistes, économistes, …) parmi lesquels sont choisis les auteurs pour la rédaction des rapports – 831 auteurs pour le 5erapport.

Les auteurs « épluchent » la littérature scientifique existante pour en tirer la substantifique moelle. Les rapports d’évaluation doivent s’attacher à refléter les débats scientifiques. À chaque étape, les textes sont soumis à l’extérieur (communauté scientifique, experts gouvernementaux…).

Un nouveau rapport d’évaluation sort tous les six à sept ans. Le dernier date de 2014. Les rapports d’évaluation sont publics et téléchargeables sur le site du GIEC, en version anglaise uniquement.

Budget

Le GIEC dispose d’un budget de 5 millions d’euros annuels financé par l’ONU (via le PNUE, la CCNUCC, OMM) et par des contributions volontaires des États.

Le budget sert à rémunérer l’administration, à financer les coûts de la production des rapports (publication, traduction, etc.), les frais associés à l’organisation des séances plénières, à fournir une aide technique aux pays en développement et à payer les frais de voyage des experts de ces pays émergents.

Les scientifiques qui participent à la rédaction des rapports d’évaluation du GIEC ne sont pas rémunérés du tout pour cette activité.

Pour en savoir plus : www.ipcc.ch

Télécharger la brochure « Mieux comprendre le GIEC » en PDF.

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